Si les fleurs mâles forment des chatons d'un beau jaune, allongés, retombants et bien visibles, les fleurs femelles restent cachées dans de longs bourgeons feuillus, ne laissant dépasser que leurs styles rouges.
Un trésor végétal aux mille usages
Ceux-ci recueillent le pollen, la fécondation qui s'ensuit produira les noisettes. Les multiples vertus de ces fruits sont mises à profit par les humains depuis la nuit des temps : en témoignent des restes trouvés dans les tombes néolithiques.
La noisette, plus digeste que la noix, riche en « bonnes graisses », minéraux et vitamines, est très nutritive. Elle est appréciée par les écureuils, les souris, les geais et les sitelles qui les ouvrent dans leurs « ateliers ». Ces animaux en font des réserves qu'ils oublient parfois, disséminant l'espèce.
Ce que l'on connaît moins, ce sont les propriétés médicinales de l'arbuste : les chatons, l'écorce des jeunes rameaux, les feuilles sont utilisées pour leurs tanins et flavonoïdes, qui sont antihémorragiques, fébrifuges et même dépuratifs, donc amaigrissants, ce qui n'est évidemment pas le cas des noisettes et de la célèbre pâte à tartiner dérivée !
Les rameaux souples peuvent servir en vannerie, ceux en forme d'Y sont connus comme baguettes de sourcier sous l'autre nom du noisetier : le coudrier.
Quant aux noisettes, elles sont aussi appelées avelines et ont donné leur nom à une couleur d'yeux qui mélange le marron doré du fruit au vert clair de la collerette qui l'enveloppe. Présent dans nos contrées depuis l'ère tertiaire, le noisetier est un vrai trésor.
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