La Tour de Robinson, de style néo-gothique, a été construite au XIXème siècle.
Érigée en 1890
Au numéro 19 de la rue Malabry, une étrange tour surplombe le parc de la Vallée aux loups. La tour de « Robinson », aussi appelée tour « Saint-Jacques », à cause de l’une des statues qui orne sa façade, a été construite en 1890 pour le compte de Jacques Bignon (propriétaire du Café riche sur le boulevard des Italiens). Du haut de ses 27 mètres de hauteur, cette bâtisse intrigue toujours le promeneur.
Cette étrange demeure a été construite dans le pur style néogothique, avant 1870, avec communs et jardin d’hiver. La tour du jardin et la serre furent bâties en 1890. L’architecte pourrait être Albert Ballu (1849-1939), qui aménage le Café riche en 1894.
Jacques Bignon y aurait d’abord fait construire le château puis la tour (pour les besoins d’une seule et unique réception). Le château Adrèche et la tour Robinson était à l’origine une seule et même propriété (d’où le portail d’entrée commun bien visible sur les cartes postales), raison pour laquelle on parlait autrefois du « Château de la tour ».
Une succession de propriétaires
Le 30 juillet 1913, la veuve du sieur Bignon vend la propriété à Alfred Louis Delassue (maire du Plessis-Robinson de 1924 à 1940) et son épouse Madeleine Schneider, pour la somme totale de 118 000 francs.
À l’origine, la tour était flanquée d’une serre et d’une maison à lanternon composée d’un sous-sol avec cuisine, chaufferie et dépendances ; d’un rez-de-chaussée surélevé avec véranda, salle de billard, salon, salle à manger ; d’un étage avec trois chambres, un petit bureau, une salle de bains, un cabinet de toilette ; au-dessus, quatre pièces lambrissées ; eau, électricité et chauffage central.
Derrière la maison, se trouvent d’anciens communs, en dur, pratiquement à l’état d’abandon.
Le 17 octobre 1960, la veuve de d’Alfred Delassue et ses filles acceptent, par voie d’expropriation, de céder à la commune du Plessis-Robinson deux parcelles de terre rue de l’Étang-de-l’écoute-s’il-pleut, nécessaires à la construction du 4e groupe scolaire (l’école Henri-Wallon). La propriété est à l’abandon mais toujours habitée par la veuve Delassue. La tour par contre n’est plus habitée.
En 1975, l’animateur de télévision Gilbert Richard achète la propriété. Sa femme, atteinte d’un cancer incurable, aura à coeur de restaurer et de décorer l’intérieur de la tour pour oublier sa fin prochaine.
En 1992, la Ville accorde un permis de construire à Monsieur Orlando afin de lui permettre de réaliser une extension sur le côté gauche de la tour. La serre et la maison à lanternon sont remplacées par une maison de style plus commun. De cette manière, la tour est reliée directement avec l’extension, ce qui participe à l’harmonie de la propriété.
Aujourd’hui, cet édifice atypique de notre patrimoine local est toujours propriété privée.