Le Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) doit son nom à Jean Robin, jardinier du roi Louis XIII. On dit qu’il en apporta un jeune spécimen du Canada dans son chapeau et le replanta au Jardin du Roy, futur Jardin des Plantes.

Un « acacia » venu d’Amérique

Cette légende est sans doute un peu trop belle pour être vraie, il reste que l’espèce fut bien introduite en France au début du XVIIe siècle et provient de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. 

Le robinier atteint dix à vingt mètres de haut, parfois trente. Sa croissance est rapide et il se contente de sols pauvres, car ses racines, comme celles de nombreuses fabacées, vivent en symbiose avec des bactéries fixatrices d’azote. Son bois, qui a une résistance et une longévité supérieures à celles du chêne, peut être utilisé pour le soutènement ou les aires de jeux.

Des fleurs blanches en grappes...
...qui se transforment en gousses.

Ses fleurs blanches de forme papilionacée, en grappes pendantes, émettent un parfum agréable à la fin du printemps et leur nectar donne du miel dit « d’acacia ». Elles se transforment en longues gousses d’un brun noirâtre. Si les fleurs sont comestibles, les feuilles et les graines sont toxiques ainsi que l’écorce de l’arbre, profondément fissurée.

Grâce à son système racinaire, le robinier résiste bien aux sécheresses. De plus, il est apprécié pour bien fixer les sols et éviter ainsi leur érosion.

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