On l’accuse d’étouffer les arbres et de démolir les murs. Mais ce n’est pas un parasite : ses racines principales puisent l’eau et les sels minéraux dans le sol et il peut se développer sans support.
Le mal aimé
Certes, ses racines adventives (situées sur les tiges) se transforment en crampons qui se fixent sur les troncs d’arbres et les murs. Les feuilles des rameaux stériles sont d’un vert sombre avec des nervures claires et trois à cinq lobes pointus.
À l’automne apparaissent les rameaux fertiles aux feuilles d’un vert luisant, clair, en forme de losange, avec des fleurs en ombelle produisant un nectar bienvenu pour les abeilles et autres butineurs. Les fruits bleus-noirs mûrissent en hiver et au printemps et nourrissent les oiseaux (mais pas nous !).
Le lierre et l’arbre ne sont donc pas actifs à la même période. Bien loin d’être une nuisance, le lierre est donc une providence pour l’arbre en le protégeant des grands froids, des excès de soleil ou d’humidité. Il en est de même pour les murs et, si ceux-ci sont fissurés, le lierre peut agrandir ces fissures mais il n’en est pas responsable.
Il serait dommage de se priver d’un mur végétal si accueillant pour la biodiversité. En outre le lierre purifie l’air et a une action inhibitrice sur les champignons et bactéries. C’est un symbole de longévité (il peut atteindre 400 ans, ses tiges devenant de vrais troncs) et de fidélité. Sa devise est « je meurs où je m’attache ».
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