Entre 1920 et 1930, le château du Plessis-Robinson, ancienne résidence de la famille hachette et futur hôtel de Ville, abrite en ses murs un préventorium. 

Les enseignantes prenant le thé sur la terrasse du parc Henri-Sellier, septembre 1921 (au fond l’échauguette aujourd’hui disparue).

Un préventorium 

À cette époque où la tuberculose fait des ravages faute de vaccin, préventorium et sanatorium sont les fers de lance de la politique publique de lutte contre cette infection pulmonaire. 

L’objectif est d’isoler les patients afin d’éviter la contagion, tout en les soignant par des cures de grand air et de soleil.

Le préventorium accueille ainsi les patients souffrants de tuberculose mais n’ayant pas encore contracté la forme active de la maladie tandis que le sanatorium concerne lui les individus plus gravement atteints. 

À la suite de la Croix-rouge 

Au Plessis-Robinson, le préventorium de l’Office public d’hygiène sociale succède au sanatorium de la croix-rouge américaine aménagé au cours de la première Guerre mondiale. Il s’agit de la deuxième école-internat de ce type créée pour les enfants de la région parisienne. L’établissement ne tardera pas à devenir un modèle du genre, visité par de nombreux hygiénistes et pédagogues étrangers. 

Une hygiène de vie saine

Le préventorium accueille jusqu’à 220 enfants. Très souvent issus de quartiers populaires de Paris, leur milieu familial modeste les expose à un risque élevé de tuberculose. Ils y suivent une hygiène de vie saine destinée à fortifier leur constitution pour les rendre plus résistants face à la maladie : bonne alimentation, exercices physiques, bols d’air et bains de soleil. 

Exercices de gymnastique, octobre 1921

Les enfants de l’internat reçoivent aussi une certaine instruction au préventorium. Néanmoins, la priorité est donnée aux activités physiques et intellectuelles pratiquées à l’extérieur. 

Même en plein hiver, les pensionnaires doivent tous les jours s’exposer au grand air, torse et jambes nus pendant quelques minutes, afin, pense-t-on, de les habituer au froid et de les immuniser contre les maux de l’hiver. De fait, le docteur Mery a constaté que sur 50 enfants exposés à ce traitement au Plessis-Robinson, seul l’un d’entre eux contracte une pneumonie… 

Enfants ramassant les foins, juin 1921 (en arrière plan, le futur Hôtel de Ville).

Au bon air 

Généreusement données aux archives municipales par un robinsonnais, ces photographies sont l’un des rares témoignages de l’existence du préventorium. Et de ces malades venus se refaire une santé au contact du bon air du Plessis-Robinson.

Sources : 

Archives municipales, photographies du préventorium (31 fi) revue de l’Union des Femmes de France 
Remerciements : M. Pierre Martinon

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