« Passage de l’Escargot d’or ». Situé au Coeur de Ville, il relie la Grand’Place à la rue de l’Orangerie. Malgré son nom, aucune trace d’escargot aux alentours. Pourquoi donc cette rue a-t-elle été baptisée ainsi au moment de la création du quartier, il y a près de vingt ans ? Pour le savoir, il faut ouvrir l’album des anciennes cartes postales du Plessis-Robinson.
Souvenir d'un lieu emblématique
L’Escargot d’Or est le nom de l’une des nombreuses guinguettes qui agrémentaient la rue de Malabry dans les années 1900. L’établissement est ouvert en 1913 par Marie Roustide à l’emplacement de l’ancien Café du Centre.
Posté au carrefour entre la rue de Malabry, la rue Edmond-About et la rue de Robinson, c’est l’un des premiers troquets que le visiteur découvre quand il se rend à Robinson. Son enseigne est surmontée d’un escargot monumental qui ne manque pas d’attirer la curiosité du passant.
L’Escargot d’Or est un hôtel-restaurant qui propose vins, café et liqueurs. Le client peut s’y installer à l’intérieur, dans une salle à la décoration rustique, ou dehors dans les bosquets au cadre arboré si caractéristique des guinguettes de Robinson.
Aujourd’hui square Gueusquin
Dans les années 1920, le quartier est transformé par le percement du boulevard de l’Union (actuelle avenue de la République), mais L’Escargot d’Or est préservé et poursuit son activité jusqu’aux années 1950 sous différents noms (L’Oasis, Au Cordon Bleu).
Aujourd’hui, l’immeuble a laissé place au square Gueusquin, dédié au fondateur de la première guinguette, Joseph Gueusquin. Mais le souvenir de cet établissement emblématique de la grande époque de Robinson est perpétué par le nom donné au passage du Coeur de Ville.
Et si l’on veut retrouver un gastéropode perché sur une enseigne, le restaurant L’Escargot Montorgueil dans la rue Montorgueil à Paris permet de se faire une idée de ce que pouvait être L’Escargot d’Or robinsonnais.