Au Plessis-Robinson, trois rues portent le nom de communes voisines. Entre Fontenay, Sceaux, ou Malabry, s’intéresser à l’origine des noms de ces villes nous permet d’en apprendre beaucoup sur leur histoire.
Rue de Sceaux
L’histoire de notre commune est très liée à celle de Sceaux. Pendant longtemps, les deux villages dépendent de la paroisse de Châtenay (du latin castanetum, qui indiquerait la présence ancienne et dense de châtaigniers). Avec la création de leurs propres paroisses en 1156 et en 1203, Le Plessis et Sceaux se détachent de Châtenay pour devenir autonomes. Jusqu’à la Renaissance, le village scéen se développe entre le Grand Ceaux à l’ouest (coeur historique autour de l’église) et le Petit Ceaux à l’est (où sera construit le château). Son nom, du latin cellae, peut à la fois signifier « petites maisons » (semblables alors à des cabanes de vignerons), mais aussi « cellier » (le village pouvant être le lieu de remise des vins des environs), ou encore « sanctuaire » (une « celle » est un petit monastère, comme « La Celle-Saint-Cloud »). C’est surtout à partir de 1670, quand Jean- Baptiste Colbert décide d’y bâtir un château, que la terminologie de « Sceaux » s’impose.
Rue de Malabry
La rue de Malabry a longtemps été nommée chemin des Boeufs. Il est à l’époque principalement emprunté pour mener les troupeaux au carrefour des Mouilleboeufs. Les éleveurs lavent et font boire leurs bovins dans le petit étang qui s’y trouve avant de les présenter au marché aux bestiaux de Sceaux, dans l’actuelle rue Houdan. C’est sur cette voie qui relie Sceaux à Versailles que s’installent les premières guinguettes de Robinson à partir de 1848. En 1897, le chemin des Boeufs devient la rue de Malabry, du nom du plateau de « Mal-Abri », désigné ainsi car très venteux (à 178 mètres d’altitude, il est le point culminant des Hauts-de- Seine).
Rue de Fontenay
Les premières mentions de Fontenatum apud Balneolas (Fontenay-les-Bagneux) apparaissent dès le XIe siècle. Son nom, dérivé du latin fons (fontaine), fait référence aux nombreuses sources d’eau qui y ruisselaient. « Fontenay-aux-Roses » ne sera nommée ainsi qu’à partir de 1649. Du XVIIe jusqu’au milieu du XIXe siècle, la culture de la rose devient l’une des spécialités de la communes qui fournit les marchés parisiens et la cour de Versailles. Mais l’horticulture ne s’est pas arrêtée aux frontières de Fontenay. Le Plessis-Robinson s’est en effet également distinguée dans ce domaine aux XIXe et XXe siècles comme l’atteste le nom de la résidence La Pépinière (avenue de la Résistance).
Sources :
PREVOT-LEYGONIE (Pierre), Le Plessis-Robinson rues sites et lieux-dits, Boulogne, éditions TerraMare, 2009