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Le XXe siècle au Plessis-Robinson

D'un petit village de moins de 600 âmes au début du siècle, le Plessis-Robinson se transforme en une des villes les plus dynamiques de France en 2011. Un siècle s'est écoulé mais l'esprit village continue de marquer l'identité de la ville.

Le Plessis se marie avec Robinson

A l’aube du XXe siècle, Le Plessis-Piquet est encore un village de 549 habitants (recensement 1901), mais dans lequel le quartier de Robinson, qui abrite désormais plus d’une trentaine d’établissements, guinguettes, restaurants, loueurs d’ânes, prend une renommée et une importance croissante. C’est pour cette raison que le maire élu en 1908, Paul Jaudé (1868-1924) demande au Gouvernement le changement du nom de la commune qui est rebaptisée Le Plessis-Robinson le 12 novembre 1909.

Les horreurs de la guerre

Mais la commune n’aura que peu de temps pour savourer ce nouveau statut. En 1914, elle est prise dans la tourmente de la Grande guerre et y perdra 77 de ses fils. Parmi eux, 45 sont des élèves de l’école d’horticulture qui est logée dans le château Colbert et ses dépendances par la société du Refuge, une œuvre de bienfaisance juive.

La fin du village

La fin de cette terrible guerre marque un tournant pour le village : la propriété Hachette a été vendue en 1917 à la société des HBM (Habitations à Bon marché) de la Seine, l’école d’horticulture sera vendue et lotie en 1923. C’est ainsi que se construit une première cité-jardins, sous l’impulsion d’Henri Sellier (1883-1946), président de l’Office et sous la direction de l’architecte Maurice Payret-Dortail (1874-1929). Cette cité basse, nichée contre le parc Hachette, inspirée par le modèle anglais, est destinée à accueillir 240 familles modestes qui vivront au bon air et au jardin. Tout autour de l’étang Colbert se développent également des lotissements qui commencent à grimper sur le coteau.

La caserne de gendarmerie

En 1931, Le Plessis-Robinson compte 4 713 habitants et une seconde cité-jardins est en construction, avec pour objectif de construire 10 000 logements. Le projet n’ira pas à son terme, faute de locataires intéressés. C’est d’ailleurs la garde mobile qui viendra occuper ces logements à partir de 1936, transformant Le Plessis-Robinson en véritable ville de garnison.

Le temps du communisme

La seconde guerre mondiale apportera au Plessis-Robinson son lot de drames, de collabos et de résistants. Au sortir de la guerre, après un court mandat du docteur Bailly, président du Comité local de la Résistance, le Parti communiste prend le pouvoir avec Robert Levol (1909-1989) qui restera maire jusqu’en 1972, avec un intermède de trois ans entre 1953 et 1956. C’est le temps de la reconstruction, les derniers champs du plateau se couvrent de grands ensembles HLM, construits vite et pas cher.

L’équipement scolaire

Pour répondre à une population qui double en vingt ans (22 546 habitants en 1968), des groupes scolaires sortent de terre à un rythme élevé : Joliot-Curie (1956), Henri-Wallon (1964), François-Peatrik (1966), Maurice-Thorez, devenu Louis-Hachette (1967), en attendant Louis-Pergaud (1971).

La mort des Guinguettes

Après l’heure de gloire du Centenaire de Robinson (1948), les guinguettes commencent à péricliter et ferment les unes après les autres, même si la jeune vedette Johnny Hallyday y investit dans un parc d’attractions (1966).

La crise générale

Avec le remplacement de Robert Levol par Robert Gelly en 1972, avec la montée de la crise économique, Le Plessis-Robinson va s’isoler du reste d’un département des Hauts-de-Seine en plein développement : le parc HLM se dégrade –et en particulier la cité-jardins qui n’est plus entretenue-, les commerces ferment, la population diminue. Cette situation tendue va provoquer le basculement à droite de la commune avec l’élection surprise de Philippe Pemezec en 1989.

Le renouveau urbain

Celui-ci va mettre en œuvre son projet urbain : création d’un Cœur de Ville, reconstruction de la Cité-jardins, valorisation des espaces verts et fleuris, revitalisation économique : après avoir été sacré commune la mieux fleurie d’Europe (2005), Le Plessis-Robinson, qui compte aujourd’hui près de 28 000 habitants, a été classé en 2011 parmi les cinq communes les plus dynamiques de France.

Les autres sites du Plessis-Robinson

Plan de la ville

Mairie du Plessis-Robinson

3, place de la Mairie
92350 Le Plessis-Robinson
01 46 01 43 21
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